dimanche 7 avril 2024



                       le printemps   c'est maintenant 




                           


jeudi 26 janvier 2023

âme amie


du Darfour à Soledar

de Paris à Cincinnati

de Kaboul à Tombouctou

 

âme amie

quand je vois le mal

animal

que l’on te fait

j’ai mal

amie

j’ai mal à mon âme

j’ai mal à mon animal

 

des centres-villes aux bidons-villes

des fakes news aux vidéos deep fake 

du réchauffement climatique aux guerres froides

réchauffées

 

âme amie

quand je vois le mal

animal

que l’on te fait

j’ai mal

amie

j’ai mal à mon âme

j’ai mal à mon animal

                        

mardi 24 janvier 2023

Je me souviens d'un soir ...


Je me souviens d’un soir gris et bleu sur la plage.

Les oiseaux esseulés chantaient avec la mer

Une chanson triste, de joie et de dommage,

De passé fantasmé et de futur amer.

 

Le spectacle du monde et toutes ses images,

Rondes envoutantes, tournoyaient dans ma tête.

Des enfants morts et sur la mer d’odieux naufrages.

Sur la terre des guerres et des douleurs muettes.

 

Les rayons du soleil, dans un dernier mirage

Explosaient en mille couleurs inattendues,

Célébrant la beauté jusque dans les ombrages.

Les vagues irisées, le roux des dunes nues.

 

Combien de temps encor verrons-nous le visage

De ces millions de vies qui n’ont plus d’avenir,

De ces fières cités, de ces humbles villages

Que les homo sapiens lentement font mourir ?

 

 

 

 

 

                   





 

jeudi 19 janvier 2023

Noël Rap

 

                                          Noël Rap, poème musical









L’ascenseur ne marche pas, cette tour est pourrie.

J’srai encore en retard, rien ne va aujourd’hui.

Au boulot c’est pareil, là j’existe encore moins,

Des embuches casse-gueule, dans les moindres recoins.

 

Poubelles, odeurs, violeurs,

Drogues, coups de poing, malheur.

 

Mais quand je pense à ton regard soleil,

Cadeau, gâteau, c’est beau, c’est Noël au soleil.

 

Quand j’regarde la télé  aux actualités,

Rien que des nouvelles tristes, rien qu’des trucs à s’flinguer.

Des guerres, des enfants morts, des crises économiques.

A se crever les yeux, y’a rien de comique.

 

Poubelles, odeurs, violeurs,

Drogues, coups de poing, malheur.

 

Mais quand je pense à ton regard soleil,

Cadeau, gâteau, c’est beau, c’est Noël au soleil.

            




 

jeudi 22 décembre 2022

J'ai vu




            J'ai vu    Vidéo-poème               




 
   




                           J’ai vu

 

J’ai vu les cercles des oiseaux faire l’amour à la mer

Et les soleils jaloux pleurer sur les amants.

J’ai vu les armées des mille songes s’échapper du volcan,

                    En vagues versicolores, recouvrir ciel et terre.

 

J’ai vu la piqûre de l’étoile et la glace de l’ombre,

Dans l’œil de l’enfant, dans le murmure des pas.

J’ai vu l’espoir plus nu qu’au sortir de l’enfer, poursuivre le combat

Contre tous les hasards, tapis dans la pénombre.

 

Et j’ai tenu en main la clé des mondes où grandissent les temps

Mais je ne sais rien de comment devenir ton amant,

 

Rien des couleurs où voyagent tes yeux,

Rien du secret de tes jeux,

Du zigzag de tes routes,

Des replis de tes doutes.

 

Je ne sais rien des vapeurs qui t’habillent,

Des chaleurs de tes vies, de tes sourires banderilles.

Je ne sais rien qu’être à côté de toi,

Maintenant, ici et là.





                       

 

mardi 19 juillet 2022

Souvenir de Gap

 



                Souvenir de Gap

 

 

Lumière lourde. Poussière sur l’asphalte.

Un parc, une ombre claire

un banc, un ruisseau.

 

Chaos du brouhaha des news.

Par les fenêtres du conservatoire

des naissances de musiques neuves.

 

Eté cruel. Partout le rouge mange.

Des enfants savent encore jouer à cache-cache

derrière les ginkgos biloba.

 

Il  n’y a plus d’horloges qui donnent du temps.

Dans l’allée un vieil homme attend

un vieux chien qui ne sait plus marcher. 



 

 

 

 

dimanche 26 juin 2022

Deux textes sur l'actualité

 


cette nuit vers trois heures

l’automne a pleuré une larme

le première larme

couleur chrome de mercure

il n’y aura plus de colchiques adolescentes

l’instant présent

a un sourire réglisse

le rire du vent est humilié





l’enfant à naître

est mort

dans le ventre de sa mère

 

la fleur rouge

du missile

sur leurs corps éclatés

 

un doigt lointain

indifférent

a appuyé sur le bouton

 

venu des hordes

amenées

par le vent de peur

 

sous nos regards égoïstes

honteux

derrière nos mains lâches

 

depuis longtemps

le plan

mille fois ressuscité

 

cherchait patiemment

à rencontrer

l’humain inhumain

 

qui lui redonnerait

vie

dans son cœur évidé

 

quand ce fut fait

le sort

de l’enfant et de la mère

 

fut scellé