dimanche 26 juin 2022
samedi 8 février 2020
Et que revivent les morts (Editions Ex Æquo)
Nous vivons une
époque FORMIDABLE !
Formidable car porteuse de tant de potentialités de progrès et d’émerveillement.
Mais
formidable aussi au sens étymologique premier car effrayante par les risques
qu’elle fait porter à l’homme et à la planète.
Et
les ronflements assourdissants de vieux démons que l’on croyait endormis pour
toujours font craindre leur réveil parmi ceux restés invaincus.
Intolérance,
racisme, violence, exclusion, non-respect de l’humain, …
Toutes
les structures humaines, la société en général, l’entreprise, la politique, la
famille, le couple etc. sont confrontées à ces tensions contradictoires et complexes.
Que
faire ?
Où
tout cela pourrait-il nous mener si … ?
C’est
le sujet de la petite fable que j’ai écrite sous forme de roman.
Je
vous invite à la lire : « Et que
revivent les morts » par William Wolfhart aux Editions Ex
Aequo.
vendredi 17 janvier 2020
Noël rap
L’ascenseur ne
marche pas cette tour est pourrie
J’srai encore en
retard rien ne va aujourd’hui
Au boulot c’est
pareil là j’existe encore moins
Des embuches
casse-gueule dans les moindres recoins
Poubelles odeurs
violeurs
Drogues coups de poing malheur
Mais quand je pense
à ton regard soleil
Cadeau gâteau
c’est beau c’est Noël au soleil
Quand j’regarde la
télé aux actualités
Rien que des
nouvelles tristes rien qu’des trucs à
s’flinguer
Des guerres des
enfants morts des crises économiques
A se crever les
yeux y’a rien de comique
Poubelles odeurs
violeurs
Drogues coups de poing malheur
Mais quand je pense
à ton regard soleil
Cadeau gâteau
c’est beau c’est Noël au soleil
jeudi 1 août 2019
Quand les dos fatigués

quand les dos
fatigués
comme des drapeaux
morts
sur l’herbe des
prairies
cessent de porter
les corps
les étoiles à
travers
les barreaux de la
nuit
leur chuchotent des
mots
ou presque qui
scintillent
une tête se tourne
au bout d’un quai
de gare
pour poser un
sourire
sur la plaie du
départ
la pluie sur un
visage
vient se marier
aux larmes
et l’orage se tait
et la foudre
désarme
dans les ruines
d’une ville
c’est un enfant
qui pleure
en se jetant
confiant
aux bras d’un
déserteur
et soudain le
bonheur
d’une porte
entr’ouverte
sur un rai de
lumière
une beauté
découverte
Il fallait bien
il
fallait bien
que
dans le cadre de la fenêtre
sur
le papier froissé de la mer
lentement
passent les cargos
emmenant
au loin leurs fardeaux
au
bout de droites blessures
entaillées
sans un murmure
pour
qu’enfin le bleu des rêves
baigne
d’amour l’immense grève
mercredi 13 mars 2019
Au-delà
au-delà de l’anneau d’or
où nos amours à nos chaînes se fondent
au-delà de l’île nue
où nos gestes de nos parfums s’inondent
au-delà de l’instant rare
où tout de notre vie se touche et se replie
l’horizon transpercé à peine d’une piqûre infime
Texte expert y mental
un texte expert - y mental - je voudrais - les neurones bordel! - rouge le pull de Christine de - la margelle - Gwendo tousse - écrire un texte - des feuilles volent sur la pelouse - bleu derrière les buissons - pas du foutage de gueule - j'vous jure, j'ai jamais couché avec - oiseau, bel oiseau, si ton ramage - je ne mange plus de camembert, c'est trop - Bébert, ah oui Bébert ... - ? qui ira jusqu'au bout de la lecture de ce - le vent - la brise - bise - clac - le fenêtres - c'est de l'anti-rédac - c'est réac - les nonnes - où sont les nonnes ? - domino minette - pot et zie ? - et zut - à mort l'ordre ! amor - amor - je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant - plagiat - plagiat pas - faire de la musique - je voudrais - silence - me scier le crâne - flûte - Christophe et sa flûte - Mozart ? - Lacrimosa tout à l'heure - j'ai pleuré - papa ! - je voudrais - toutes mes dépendances à la poubelle ! - je voudrais - l'après-midi d'un faune - phone et tic - et tac ! - je voudrais - la paix - le soleil doux sur les rebords de mon chapeau - je voudrais - je voudrais - koa ? fait la grenouille - le corbeau croate - mon cerbo, des lyres - encore moins écrire - ressentir sans entrave - des vers doux où la rime fluide se délie - le poète de Lille - sans les mains ? - je voudrais - je voudrais - je vous remercie -
les nuages dans le ciel
se chargent d'idées noires
P.S. tagada tsoin soin ... belle arnaque vos beaux yeux ... ne pas en faire tout un piano...
les nuages dans le ciel
se chargent d'idées noires
P.S. tagada tsoin soin ... belle arnaque vos beaux yeux ... ne pas en faire tout un piano...
vendredi 23 février 2018
Stupides serpents
Stupides serpents
Dans les temps reculés,
les sages animaux
Pour une cause obscure
avaient privé de mots
Au grand conseil des
bois, les reptiles déments
Qu’ils avaient surnommés
les « Stupides serpents ».
Vipères, couleuvres,
aspics et cætera
Sans voix au chapitre
continuèrent tout bas
Dans les vallons obscurs
leurs rites primitifs
Refusant leur destin
comme définitif.
Voilà qu’un triste jour,
la roue de la fortune
Remit sur le devant
toutes leurs vieilles lunes.
C’est par un grand
malheur que l’affaire commença.
Un immense incendie aux
alentours des bois
S’ajoutant à la guerre
ravagea les contrées,
Chassant hors de leur
toit grand moultes réfugiés.
Les langues de vipères
aboyèrent d’abord
« Tous ces sales
intrus vite par-dessus bord ! »
Criaient-elles à
tue-tête dans toutes les clairières
Montrant leur vilenie
sans faire de manières.
Aspics et cobras y
allèrent ensuite
De leurs crocs venimeux,
donnant la mort très vite
A tous ceux qui
n’étaient pas natifs de nos terres.
Quelle funeste erreur
fut-ce de laisser faire
Et d’oublier ainsi la
morale des cieux !
Car vint bientôt le tour
des trop laids, des trop vieux.
Tous ceux qui par hasard
déplurent aux reptiles
N’eurent même pas le
temps d’écrire un codicille.
Comment, me direz-vous,
de cette lourde histoire
Les animaux enfin
lavèrent leur mémoire ?
Eh bien, je vous le dis,
ils durent leur salut
Aux putois, musaraignes
et à tous ceux qui puent.
Qui puent mais ne
répugnent à manger du serpent
En préservant ainsi les
réflexes d’antan.
Or ils étaient nombreux
à venir d’outre-bois.
Ce sont leurs survivants
qui ouvrirent la voie.
Beaucoup se
sacrifièrent, des sans-nom, des sans gloire
Mais c’est pourtant
ceux-là qui firent la victoire.
Les « Stupides
serpents » dans la nuit repartirent.
On put alors entendre de
nouveau des rires.
Partout il fut gravé
afin que tous le voient
« Plus jamais de S.s.
au grand conseil des bois ».
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